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jeudi 12 mai 2016

Choix (le)..........de Paul J. McAuley

Titre : Le Choix
Auteur britanique : Paul J. McAuley
Première édition en 2011
Catégorie : novella de science-fiction
83 pages

Photo du livre

La Terre dans un futur proche. L’homme est entré en contact depuis quelques temps avec des races extraterrestres, faisant ainsi entrer l’humanité dans les échanges commerciaux et politiques de l’univers.

Mais nos personnages vivent au contraire sur une petite île reculée, qui s’est formée après la montée des eaux. On découvre ainsi une mère qui a choisi de se retirer du monde, ne supportant pas ce qu’il est devenu. Elle consacre cependant ses journées à le critiquer, via une activité politique intense sur internet. Son fils, Lucas, n’a jamais rien connu d’autre que cette île et ses environs. Son meilleur ami, Damian, est le fils d’un éleveur de crevettes.

Damian est ce jour-là très excité par une rumeur : un dragon se serait écrasé sur la côte, non loin de là. Il réussit à convaincre Lucas d’aller voir la bête de plus près. Et les voilà partis à bord du voilier que Lucas à fabriquer de ses propres mains.

C’est avec fascination qu’ils découvrent quelques heures plus tard le dragon, échoué sur une plage. Les choses commencent toutefois à déraper à partir du moment où Damian entreprend de revendre un éclat de dragon sur le marché noir. Lucas sera ainsi confronté à plusieurs reprises au choix difficile de suivre ou non son ami de toujours sur un chemin périlleux.


Dans les premières pages j’étais assez perdu : étais-je en train de lire un texte de SF ou de Fantasy ? On nous parle d’un dragon échoué ainsi que d’une « herbe bulle ». Mais très vite on comprend que le dragon est plus ou moins une machine apportée sur Terre pour nettoyer les océans de nos déchets, et que l’herbe bulle a été « conçue pour absorber l’azote et le phosphore dégagés par les terres arables englouties ». Nous voilà donc bien dans un texte de SF, ce qui est confirmé par la présence d’une imprimante 3D. Mais il n’empêche que l’auteur joue un peu avec nous dans les premières pages, et que cela m’a plutôt amusé.

Dans l’univers qui nous est décrit, j’ai également apprécié que soit rappelé qu’à toutes les époques il existe toujours un gouffre entre ceux qui bénéficient du développement, et ceux qui y échappent. Car ici, malgré l’entrée de l’humanité dans une sorte de mondialisation à l’échelle de l’univers, nos personnages vivent presque comme au Moyen-âge (mis à part le fait que la mère de Lucas est bloggeuse). Lucas et Damian rêvent d’ailleurs de voyager sur d’autres planètes, mais on comprend qu’ils n’en ont pas les moyens. La revente de l’éclat de dragon est ainsi perçue comme un moyen de s’offrir un ticket pour l’espace.

Mais dans l’ensemble, je n’ai pas vraiment aimé cette novella. La qualité de l’écriture n’est pas toujours au rendez-vous, et j’ai trouvé que les sentiments des personnages n’étaient pas assez bien transmis au lecteur. Des décès se produisent, sans qu’on ait vraiment l’impression que les personnages en soient très affectés. Lucas et Damian sont par ailleurs censés être amis depuis toujours, mais cette amitié ne transparaît pas vraiment à travers leurs échanges. On a l’impression au contraire que Lucas se montre plutôt agacé par Damian.

L’histoire n’est du reste pas très intéressante. Elle se résume grosso modo au fait que Lucas doit à plusieurs reprises se demander s’il doit choisir l’appât du gain, en suivant les choix de Damian, et risquer ainsi sa vie pour gagner les étoiles, ou s’il doit au contraire accepter une vie faite de simplicité. Le lecteur termine la novella sans se sentir vraiment affecté par les événements, et avec une certaine déception.

mon impression

L’univers décrit est assez original. Il nous montre que la rencontre avec une vie extraterrestre pourrait certes bouleverser notre société, mais qu’il peut très bien subsister une classe populaire qui échappe en grande partie à ces changements.

Mais l’intérêt de cette novella s’arrête ici : les personnages manquent un peu de profondeur, et l’histoire n’étonne pas le lecteur. Le texte ne faisant toutefois que 83 pages, il se lit vite.

2 commentaires:

  1. C'est un constat assez amère, que j'ai fait aussi. Rien de catastrophique pourtant, mais cela ne m'a donné envie de découvrir autre chose de McAuley

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    1. Content de voir que d'autres personnes partagent mon avis. La plupart des gens qui l'ont lu dans mon entourage sont enthousiastes à son égard. Ce nouveau format du Belial permet certes de découvrir en peu de pages de nouveaux auteurs, mais je constate que certaines novellas publiées dedans ne m'emballent pas.

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